Le Grimoire de Baphomet, 3eme partie | Rat Holes

Le Grimoire de Baphomet, 3eme partie

Par Anton Long

Lire la première partie du Grimoire de Baphomet

Lire la seconde partie du Grimoire de Baphomet

Avertissement : Le rituel suivant contient des éléments susceptibles de choquer les sensibilités. Nous rappelons que ce texte est donné à titre informatif, afin de présenter une partie des doctrines et pratiques de l’ONA et que les administrateurs de ce site n’encouragent, d’aucune façon, le sacrifice humain ni, plus généralement, la violence. Nous invitons les lecteurs à faire preuve de recul et de sens critique.

 LE RITE DE L’EXISTENCE ACAUSALE

 Suivant la tradition sénestre, il est possible – sans le don offert par une entité acausale telle qu’une Fille Sombre de Baphomet – pour un être humain isolé d’acquérir pour lui-même une existence acausale, c’est-à-dire, que sa conscience sera transférée et résidera à l’intérieur d’un être acausal ; ou plus précisément cet être pourra obtenir qu’une forme acausale soit créée pour qu’il y réside, laquelle forme passera ensuite dans le continuum acausal.

Le rite du transfert existe sous deux formes, mais celle décrite ici est la plus efficace ; elle nécessite un minimum de trois opfers (neuf, c’est mieux) qui seront choisis selon nos critères traditionnels et conduits ou enfermés à proximité du lieu choisi, pour réaliser ce qui est peut-être le plus Sénestre / Sinistre et le plus joyeux Rite qui soit. Le rite peut être mis en oeuvre par un seul / une seule Rounwytha ou par deux si les deux se sont engagés à mettre fin à leur existence mortelle ensemble pour se transférer dans l’acausal. Étant donné la nature du rite, les opfers ne seront pas volontaires et le rite lui-même sera réalisé dans un endroit sûr à l’intérieur ou dans un endroit extérieur sûr et isolé, même si un emplacement extérieur approprié est de plus en plus difficile à trouver.

Comme pour le Rite Sénestre des Neuf Angles, la période propice implique que la Lune occulte Dabih ou soit très proche d’elle ; il faut également que Jupiter et Saturne soient très proches de la lune qui va vers sa phase noire, l’heure causale appropriée se situant avant l’aube.

Le rite lui-même nécessite un double grand tétraèdre en quartz qui sera suspendu à l’aide d’un matériau non conducteur (par exemple des fils de chanvre ou de lin) enroulé autour du cristal de façon à permettre au / à la Rounwytha de le toucher avec ses deux mains. Il sera suspendu à hauteur d’épaule, à l’intérieur d’une ellipse de neuf pierres polies elliptiques fabriquées à partir de roche précambrienne, cette ellipse devant être de taille suffisante pour accueillir en son sein la ou les personnes qui réalisent le rite. À côté et devant chacune des pierres elliptiques doit se trouver une dalle de pierre, également en roche précambrienne, de taille suffisante pour y poser une tête humaine. L’axe semi-principal de l’ellipse doit être aligné est-ouest, et la première pierre et la dalle associée devront être situées sur cet axe et les autres pierres / dalles placées de manière à être espacées de manière inégale.

Une fois que les cristaux, les pierres et les dalles ont été disposés et que tout est prêt, le / la Rounwytha devrait entreprendre un Black Fast (ascèse), ne durant pas moins d’une journée pour chaque opfer, et s’abstenir de parler ou de s’aventurer à la lumière du jour durant ce Fast, éviter tout contact avec un autre être vivant causal, humain ou autre, à l’exception du partenaire avec lequel / laquelle il partage dans le rite, s’il y a un partenaire.

À l’heure choisie, le rite commence lorsque le premier opfer est conduit au centre de l’ellipse, qui est allongé sur le sol, de telle sorte que le cristal soit suspendu au-dessus de lui. L’opfer peut être attaché ou immobilisé d’une quelconque manière.

Le/ la Rounwytha exécute alors l’opfer par un moyen approprié – à l’aide d’un couteau de sacrifice ou avec l’épée – jusqu’à ce que la tête se détache de son corps, le / la Rounwytha durant cette tâche doit se concentrer en silence et diriger l’énergie acausale libérée par le sacrifice vers le cristal suspendu. La tête de l’opfer est ensuite placée sur la dalle située sur le demi-grand axe de l’ellipse, et la coquille humaine, vidée de son énergie acausale est enlevée et remplacée par l’opfer suivant. Si nécessaire, le / la Rounwytha peut placer ses mains sur l’opfer dont l’énergie acausale s’écoule avant de placer ses mains sur le cristal.

Le processus se poursuit jusqu’à ce que tous les opfers aient servi l’objectif choisi, puis le / les Rounwytha (s) enlève le cristal de son support, et en maintenant le cristal contre lui, met le feu (si le rituel a lieu à l’intérieur et si cela est nécessaire), au matériau inflammable qui l’entoure, puis consomme une fiole de poison à action rapide, tout en dirigeant sa propre énergie en acausale à l’intérieur et au-delà de la nexion qu’est devenu le cristal.

 Notes :

 1) Suivant la tradition, le / la Rounwytha souhaite entreprendre ce rite lorsque son temps dans le continuum causal commence à tirer vers sa fin, par le vieillissement naturel ou pour d’autres raisons. Compte tenu de son empathie acausale, il / elle sait que sa fin est proche et s’organise en conséquence.

2) Bien que cela ne soit pas nécessaire, le/ la Rounwytha peut souhaiter disposer d’autant de matériel que possible après son départ et peut donc choisir d’effectuer le rite dans un lieu choisi pour cela (par exemple, un bâtiment plein de matériaux combustibles tels que le bois) et assurer la propagation d’une quantité suffisante de liquide inflammable dans la zone choisie. Ou il peut choisir d’opérer avec engin explosif.

3) Il est également possible, pour ce rite particulier, de le réaliser dans des circonstances non-rituelles ; par exemple, un explosif individuel peut être employé dans une situation de combat, les opfers étant ici les « ennemis ». Dans ce cas, les pierres et autres éléments de la cérémonie sont absents, bien que le Rounwytha ou l’adepte sinistre doive posséder, si possible, un double tétraèdre en quartz, de taille suffisante pour être dissimulé, mais pas suffisamment petit pour être dissimulé dans la paume d’une seule main. Si, pour une raison quelconque, cette méthode est choisie, le Rounwytha ou Adepte sinistre devra au moment de la détonation tenir le cristal dans une main (si c’est possible) et entonner Binan Ath Ga Wath Am tout en dirigeant sa propre énergie acausale et celle de ses cibles dans et au-delà du cristal qui est désormais sa nexion.

Traduction française par Melmothia, 2015. Conformément au texte originel, cette traduction est placée sous licence Copyleft, autrement dit ce texte peut être copié et modifié librement, sans qu’il soit nécessaire d’en citer la source, mais sous condition que les copies et les dérivés soit aussi distribués sous la même licence.

2 commentaires sur “Le Grimoire de Baphomet, 3eme partie”

    1. Et même absolument flippant ! Il en existe une version qui fait moins de taches par là : La cérémonie du Rappel

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