Tarubab

Tarubab est l’un des sept Dieux Rouges présentés dans Via SiniestraSous les Masques des Dieux Rouges, d’Edgar Kerval (2013), dont la traduction française est à paraître courant 2016 aux éditions Arsenestre.

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Description :

Des serpents devenant des flammes, entourés de tridents et de cornes, émergeant comme un poison astral à l’entrée des temples extérieurs.

L’essence de ce dieu renvoie à la nature duelle des explorations psychosexuelles du magicien – la nature hybride et androgyne. L’équilibre et l’harmonie de la sexualité sont les éléments manipulés par Tarubab lorsque vous effectuez des rituels et méditez sur lui. C’est l’abîme de l’esprit, l’inconscient, la porte sabbatique à ses mystères, par lesquels nos psychés se libèrent des restrictions de la chair et de l’esprit. C’est pourquoi ce dieu a une double nature : il se complaît derrière des masques masculins / féminins, créant des véhicules jumeaux hybrides contenant les essences solaire et lunaire.

TARUBABPar tous ses aspects, ce dieu développe en nous nos pulsations féminines les plus enfouies et chez la femme, les énergies masculines cachées ; ces énergies deviennent alors une partie latente et puissante de notre être, par l’exploration de notre soi pandimensionnel, nous permettant de dépasser les éléments psychiques sombres de la gnose, en faisant nôtre la double formule de la gnose primitive des atavismes du phallus / vagin, générant et générant encore et encore, en nous-mêmes, comme un serpent noir dévorant sa queue et se mouvant dans des aspects cycliques – représentant la nature de l’éternel dualisme sexuel homme / femme.

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Rituel :

Le rituel suivant a été conçu afin de faire surgir en nous les énergies latentes de ce dieu au moyen d’une transe rituelle. Pour cela, il convient d’utiliser une bougie noire représentant la kundalini noire ; il faut visualiser sa flamme comme étant la tête d’un serpent se déplaçant à gauche et à droite, symbolisant la double nature sexuelle du magicien. L’axe principal de cet exercice avec la bougie consiste à mettre en place un magnétisme sexuel pour se connecter avec Tarubab dans sa forme la plus primitive et revenir à un état d’esprit primigène au moyen des puissantes et créatives expérimentations sexuelles avec ce dieu.

Asseyez-vous dans une pièce sombre, silencieuse et calme, dans une position confortable, détendez votre corps et votre esprit, contrôlez votre respiration afin qu’elle devienne lente et automatique. Allumez la bougie devant vous, puis fixez-là avec une intense concentration, regardez la flamme se mouvant comme une tête de serpent dans une danse rythmique, suivez la flamme et ne faites plus qu’un avec elle, déplacez-vous au rythme de la flamme, observez comme la bougie s’est transformée lentement en un serpent noir ; vous vous sentez de plus plus proche d’elle. Lorsque vous entrez dans un état de gnose profonde, levez-vous lentement, puis criez :

«TARUBAB, TARUBAB

Pour toi, ma chair et mes libations

Pour toi, mon corps et mon sang

Pour toi, mon âme et ma vie!»

Entaillez lentement votre main gauche et laissez tomber quelques gouttes de sang dans une coupelle ; ensuite vous vous masturberez jusqu’à l’orgasme et vous ajouterez un peu de vos libations sexuelles dans la coupelle.

Mélangez le sperme et le sang, puis dessinez un sceau sur votre front symbolisant la pénétration de ces énergies qliphotiques dans votre esprit, afin de faire monter vos énergies Kundalini, en accord avec la nature androgyne que vous recherchez.

Retournez vous asseoir et regardez de nouveau la flamme ; visualisez la façon dont son énergie se transfère au sceau sur votre front ; imaginez un serpent noir crachant du venin sur votre front et sentez comment votre tête semble brûler ; vous pouvez sentir l’énergie de Tarubab venir à vous et commencer à vous dévorer lentement.

Vous ressentez un flux énergétique allant de votre front à vos organes génitaux et de ces organes à votre front, comme une parfaite union avec votre nature primitive la plus cachée. Sentez comme ces énergies féminine / masculine montent et descendent à travers vous, en se déplaçant en spirales et en vous nourrissant d’une façon judicieuse.

Pour clore le rituel, il suffit de laisser la bougie allumée, d’y placer du café noir et d’y souffler la fumée de tabac, puis de la laisser se consumer intégralement. Enlevez alors le café et rendez grâce au dieu pour ces cadeaux !

Tarubab sigil

Le sceau de TARUBAB

Méditation :

Visualisez un trident ardent sur un masque lumineux autour duquel une corne blème se meut comme un serpent virevoltant – créant de nombreuses formes dont chacune représente un aspect de votre personnalité, s’absorbant et se dévorant en une seule et unique force tangible – une force d’un vide insondable – vous ouvrant de nombreux canaux de perception ; faisant de vous un dieu androgyne. Vous êtes maintenant un portail, une porte pour les flux d’énergies transhumaines.

Ressentez à présent la force dans votre pensée, l’interaction de la chair et du corps, du tout et du rien, de la mort et de la renaissance. La vision du phallus noir à l’œil unique regardant dans toutes les directions – l’énergie phallique est sans limites – une matrice (vagin) de l’élément procréateur de nos énergies féminines dans toute leur splendeur – la connaissance qui nous est offerte par les Dieux primordiaux.

Cette méditation peut être pratiquée à n’importe quel moment, plus particulièrement lorsque vous ressentez le besoin d’augmenter votre énergie sexuelle.

Ceci représente intégralement la grande descente vers les niveaux les plus ténébreux de notre psyché, jusqu’à l’arbre sombre des étapes premières de la création – forme divine animale – la plus pure et la plus primitive des énergies cosmiques ou des dieux des royaumes chtoniens. Par l’utilisation de nos énergies sexuelles et de quelques formules rituelles présentées dans ce grimoire, nous pouvons obtenir l’accès à ces royaumes d’atavismes primitifs – l’exaltation de la conscience cosmique primitive par l’utilisation de la magie psychosexuelle comme méthode de déification de nos racines animales les plus enfouies ; comme formule pour réveiller la bête et le dieu qui dort en l’homme/femme.

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II

Version française 

(écriture automatique)

Quintessence

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Chants ancestraux, les flammes noires s’élèvent,

Dans les jardins mystérieux dévorés,

Par les dieux de la nuit.

Appels secrets cachés, et les chuchotements des

Ombres, des sceaux brisés et une porte ouverte,

Oracles d’autodestruction, les yeux de la gnose stellaire,

Déification de soi, animisme de l’âme.

Pénétrer les griffes du temps et de l’espace,

Dans des formes animales totémiques.

Pourriture humaine, les rayons du soleil noir

Dévorant à nouveau la quintessence de l’homme.

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II

Version anglaise

Quintessence

Ancestral chants, the black flames rising

Through the mysterious gardens devoured

By the gods of the night.

Secret hidden calls, and whispers from the

Shadows, broken seals and a gate opened

Oracles of self destruction, eyes of stellar gnosis

Deification of self, animism of soul

Penetrating the claws of time and space

In totemic animal forms.

Human putrescence, the black sun rays

Devouring again the quintessence of man.

*

II

Version espagnole

La Quintaessencia

Cantos ancestrales, las llamas negras levantándose

A través de misteriosos jardines devorados

Por los dioses de la noche.

Secretos llamados ocultos, y susurros desde

Las sombras, sellos rotos y un portón abierto

Oráculos de auto destrucción, ojos de gnosis estelar

Deificación del ser, animismo del alma

Penetrando las garras del tiempo y espacio

En totémicas formas animales.

Podredumbre humana, los rayos del sol negro

Devorando de nuevo la quintaesencia del hombre.

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